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Retour de vacances

Je suis rentrée de vacances pour enterrer mes asters et tailler mes campanules. Conclusion : le jardigel n’a aucune utilité. J’ai pourtant une petite jardinière, mais peut-être qu’il m’aurait fallu 2, 3 ou 4 jardigel pour faire survivre mes fleurs pendant 4 semaines.

Désastre

Au moins mon sedum lemon ball a non seulement survécu à la sécheresse, mais il a même continué à se développer. Je ne sais pas si les campanules blanches ressuciteront ; nous verrons. Mais pour mes asters de Chine, il n’y avait aucun espoir. Je les ai donc remplacés par des campanules violettes.

Campanules violettes

Bien sûr, comme je sais que vous suivez mes aventures jardinières avec passion, je vous tiendrai au courant.

A suivre

Une bonne nouvelle malgré tout : le cône d’arrosage fonctionne. J’ai été surprise que le niveau d’eau n’ait pas beaucoup baissé. Il m’a semblé que beaucoup de terre s’était accumulée sur le cône. L’eau s’est donc écoulée difficilement, mais cela a été suffisant pour maintenir ma belle plante en bonne santé.

Retour de vacances

Grâce à ce cône d’arrosage, mon aglaonema adorée se porte très bien. A mon retour, elle rosissait de plaisir.

Aglaonema adorée

 

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Main rose

Je ne suis pas encore très sûre d’avoir la main verte, mais je suis certaine d’avoir la main rose, car ma belle plante verte et rose se porte très bien. Elle semble même s’être épanouie après son adoption.

 

Mais je m’apprête à la laisser seule pendant 4 longues semaines. Ce sera notre première séparation. Je vais certainement lui manquer, mais elle risque encore plus de manquer d’eau. Alors j’ai décidé d’opter pour la bonne vieille technique de la bouteille d’eau renversée. Je vais pour cela m’aider d’un cône d’arrosage d’absence.

ConeDArrosage

Je l’ai choisi violet, pour bien s’assortir aux tiges et nervures roses de mon aglaonema adorée. Et je n’ai compris qu’après mon achat, que le code couleur devait correspondre à la taille du pot. D’après la notice, la taille de la bouteille d’eau doit aussi être choisie en fonction de la durée de l’absence. Théoriquement, pour 4 semaines il faudrait une bouteille de 2 litres. Mon aglaonema va pourtant devoir se contenter d’un cône violet plus adapté à une jardinière et d’une bouteille d’1,5 l. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop pour toutes ces approximations.

Aglaonema à la bouteille

Aglaonema à la bouteille 2

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Main verte

Souvenez-vous, le 5 juillet j’étais tout heureuse de vous montrer mon Aster de Chine.

Aster

Le lendemain, voici dans quel état était ma pauvre fleur :

Aster triste

Complètement nulle en plantes, je croyais l’avoir trop arrosée. Alors je l’ai laissée dépérir encore plusieurs jours, avant de me décider à lui donner de l’eau et de l’engrais. Et le miracle espéré s’est produit.

La première fleur a retrouvé bonne mine et d’autres sont apparues. Aujourd’hui, j’en compte 8 et plusieurs boutons.

Aster en pleine forme

JardigelSeulement voilà, aujourd’hui je fais ma valise. Mon aster qui avait besoin d’un arrosage quotidien va rester seule pendant 4 semaines. Alors je lui ai acheté du Jardigel, à savoir de l’eau gélifiée. Il suffit, paraît-il, d’ouvrir le sachet et de poser le gel sur la terre. On peut même diviser le bloc de gel pour le répartir. Théoriquement, cela dispense d’arrosage pendant 30 jours. J’ai donc arrosé ma jardinière une dernière fois et réparti le gel entre l’Aster, le Lemon ball et les campanules.

Jardinière au gel

Rendez-vous dans 4 semaines pour le résultat…

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Coup de foudre

Petit-Larousse-des-plantes-dinterieurMon appartement m’a été loué avec un grand pot prêt à accueillir une plante d’intérieur. Alors j’ai potassé plusieurs bouquins empruntés en bibliothèque, dont le très bien fichu Plantes d’intérieur de A à Z chez Marabout. Puis je me suis offert le très beau et très utile Petit Larousse des plantes d’intérieur. Enfin j’ai fait une expédition chez Truffaut. Je n’ai bien sûr trouvé aucune des plantes que j’y cherchais, mais j’ai eu un vrai coup de foudre pour une plante verte aux tiges roses.

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Je n’ose pas imaginer les visites que cette belle plante va générer sur mon blog quand je vous aurais dit son nom. Elle s’appelle Aglaonema Striptease.

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J’ai longtemps erré dans le magasin avant de tomber sur elle. Elle était seule de son espèce, presque cachée au milieu de très grandes plantes vertes. Plusieurs de ses feuilles étaient entièrement ou à demi cassées ou fendues. Mais j’avais eu un coup de foudre ; j’étais donc prête à accepter tous ses défauts. Mieux, ses défauts me la rendaient encore plus attachante. J’ai donc enfilé ma cape de super héroïne et décidé de sauver cette malheureuse qui risquait de ne trouver personne pour l’adopter. Je lui ai acheté des billes d’argile, du terreau et un engrais organique, avant de la ramener chez moi. Elle a perdu encore un morceau de feuille dans le trajet en autobus. Je l’ai rempotée et placée sur le plan de travail de ma cuisine, près de la fenêtre, mais peu exposée au soleil direct, sauf au lever du jour. Le lendemain matin, elle a consenti à prendre la pose pour moi. Alors j’ai immortalisé son premier réveil dans sa nouvelle maison. J’espère qu’elle s’y plaira…

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Jardinière

Ça y est, c’est fait : ma jardinière n’est plus vide !

Un-beau-balcon-pour-tousAprès avoir loué mon nouvel appartement, j’ai eu deux problèmes : une jardinière à ma fenêtre et un grand pot prêt à accueillir une plante d’intérieur. J’ai au début caché le grand pot dans le placard sous mon évier, mais la jardinière restait là, bien visible à ma fenêtre, comme un reproche. J’ai mis Masse critique sur le coup et parcouru encore quelques livres en bibliothèque, avant de m’offrir Un beau balcon pour tous chez Solar et de faire une virée chez Truffaut. J’envisageais du jasmin, de la bruyère, des primevères…

Finalement j’ai acheté un aster de Chine ou Reine Marguerite (Callistephus chinensis),

Aster

un Sedum Lemon ball

Sedum Lemon Ball

et des campanules.

Campanules

La première plante est une annuelle, les deux autres des vivaces. Mon objectif sera donc de leur faire passer l’hiver. Il paraît que le Sedum Lemon Ball donne des petites fleurs jaunes en été, mais je crois que je l’ai planté trop tard. Il fleurira peut-être l’an prochain ?

J’ai maintenant le sentiment d’une mission accomplie. Elle me rapproche de mes voisins. A petite échelle, j’ai contribué à l’effort collectif de végétalisation de notre immeuble. Je n’en suis pas peu fière !

Avant
Avant
Jardiniere
Après
Album·Habiter

Mission jardiner la ville – Frédérique Basset, Claire Le Gal

J’aime les villes. J’y vis, j’y travaille et j’y passe même la plupart de mes vacances. Jusqu’à présent la nature avait plutôt tendance à m’angoisser, mais imperceptiblement quelque chose a changé. J’ai quitté un appartement avec vue sur une cour sombre et pleine de murs pour un appartement avec vue sur des jardins, tout près d’une forêt (dans laquelle je ne me suis pas encore aventurée, mais c’est une autre histoire). Cet appartement m’a été loué avec une jardinière à une fenêtre et un très grand pot prêt à accueillir une plante d’intérieur.  Pendant plusieurs mois, ces contenants sont restés vides. Puis j’ai décidé de passer à l’action. C’est dans ce contexte que j’ai candidaté sur Babelio pour recevoir un livre pour la jeunesse intitulé Mission jardiner la ville.

MissionJardinerLaVillePour vous dire toute la vérité, quand j’ai reçu ce livre j’ai d’abord été un peu déçue, justement parce que ce n’est pas vraiment un livre, mais à peine un fascicule d’une trentaine de pages. Finalement, après avoir plongé dedans, j’ai trouvé ce livret assez sympathique. A qui s’adresse-t-il ? A un enfant de la ville qui aimerait bien, malgré tout, jardiner un peu. Comme dans beaucoup de livres pour la jeunesse, le livre s’adresse au lecteur en le tutoyant. Patiemment, il lui explique pourquoi c’est important de faire entrer des petits bouts de nature dans la ville, comment fonctionnent les plantes, quels sont les endroits où l’on peut jardiner, comment semer des graines, en récolter, etc. Le défaut de ce petit livre est qu’il veut tout dire. Il veut convaincre de l’intérêt du jardinage, donner des conseils pratiques, présenter quelques plantes, donner même des recettes de cuisine et apporter des connaissances sur les plantes à réviser au travers de quizz. Bien sûr il ne fait finalement que survoler tous ces sujets. Disons donc que ce livre propose une initiation aux jardiniers débutants.

TodmordenComme je cherchais des conseils pour utiliser une jardinière à ma fenêtre, j’ai trouvé deux doubles pages pouvant répondre à mes questions. La première concerne les graines. Elle nous montre comment les récolter, les conserver pour l’année suivante, les semer en utilisant toutes sortes de récipients en guise de godets : des pots de yaourt, des boîtes à oeufs ou des barquettes en plastique. Moi qui adore récupérer des bocaux ou des boîtes de conserve pour en faire des pots à crayons ou petits matériels, j’ai été très séduite par l’idée de faire des plantations dans un vieux bol ou un pot à confiture (quand je fais mes courses, je choisis même souvent mes conserves en fonction de la forme du contenant que je vais pouvoir réutiliser). Mais pour ma jardinière, j’envisageais plutôt cette année d’acheter des plantes prêtes à planter. Alors quelles plantes choisir ? Là encore, une double page m’a répondu. Elle propose d’abord de faire un mini-potager aromatique sur un bord de fenêtre ou de planter des fleurs : capucine, cosmos, mauve, impatience, lavande… en été ; cyclamen, perce-neige, hellébore, primevère… en hiver.

Mission jardiner la ville est un livre illustré. Les dessins sont à la fois informatifs et amusants. Ils mettent en scène toutes sortes d’animaux, dont un chien jardinier. Mission Jardiner la ville est aussi un livre écolo. Il milite pour la récup’, les grainothèques et les jardins partagés. C’est le livre parfait pour les petits bobos des villes.

BASSET Frédérique, LE GAL Claire. Mission jardiner la ville, Rue de l’échiquier (Jeunesse), 2019, 39 p.smiley2

 

Album·Habiter·Mois anglais

La Maison aux trésors – Jemima Pipe, Maria Taylor

Le Mois anglais me donne l’occasion de rouvrir un album pour la jeunesse consacré à une maison victorienne. L’album a lui-même une forme de maison. On la visite, pièce après pièce, en soulevant des volets.

LaMaisonAuxTresorsLa maison date de 1888. Elle est située 51 avenue Orchard. De quelle ville ? Cela n’est pas dit. Peut-être Londres. Elle est habitée par la riche famille Sullivan. On peut visiter la maison de la cave au grenier. Grâce aux volets à soulever, on ouvre les portes, les armoires et les commodes. C’est aussi un livre-jeu. On est invité à retrouver quelque part dans la maison un trésor perdu par Mme Sullivan.  Il faut aussi élucider un mystère : d’où proviennent ces bruits étranges que l’on entend dans la maison ? Enfin, dans chaque pièce, il nous est demandé de repérer deux objets anachroniques. C’est la partie la plus éducative de l’album, puisque les solutions données à la fin nous permettent de dater différents inventions : la première bouilloire électrique, les céréales du petit-déjeuner, etc. Mais les textes apportent aussi beaucoup d’autres informations et permettent de répondre notamment aux questions posées en quatrième de couverture : « Pourquoi à cette époque, la plupart des gens ne se lavaient qu’une fois par semaine ? Quel objet était fait de poils de cochons ? Pourquoi fallait-il trois heures pour nettoyer le salon ? »

C’est de toute évidence un album pour la jeunesse, mais je me l’étais offert lors de sortie en 2012, ayant un faible pour les maisons et la période victorienne. Je ne suis pas déçue par cette nouvelle visite. Les 150 volets à soulever et les énigmes à résoudre prolongent le plaisir de la lecture. Les dessins sont plaisants et fourmillent de détails. Un regret peut-être : la famille qui nous est présentée au début, avec ses domestiques, son chat et son chien, est très peu présente dans les pièces que nous visitons. Mais l’idée-même de découvrir une maison d’autrefois m’a beaucoup plu. C’est un concept qui pourrait être décliné, avec d’autres types de maisons ou d’immeubles, d’autres pays, d’autres époques. En tous cas moi, je serais preneuse !

PIPE Jemima, illustré par Maria TAYLOR. La Maison aux trésors : entre et explore ! : les petits secrets d’une maison d’autrefois, Tourbillon, 2012 (Doll’s House, 2012).smiley2
Le_mois_anglais