Challenge 1% Rentrée littéraire

Challenge 1% Rentrée littéraire 2019

Ce week-end je n’ai rien lu, mais je me suis encore inscrite à un challenge.

Challenge1%

Cette fois j’ai succombé au Challenge 1% Rentrée littéraire 2019 de Herisson. Il s’agit de lire 1% des romans paraissant à la rentrée, entre fin août et octobre. Comme il en paraît cette année 524 (et qu’il faut lire les livres en entier 🙂 ), 1% représente 6 livres. C’est jouable, car nous avons jusqu’au 31 janvier 2020 pour lire nos 6 livres. Personnellement je pense même m’arrêter fin décembre, car ensuite la rentrée de janvier chasse celle de septembre et les livres de la dernière rentrée retombe dans le pot commun de la grande bibliothèque mondiale, s’ils ne finissent pas au pilon.

Le 7 août, j’avais déjà publié une sélection de 8 livres de la rentrée qui m’attiraient. Mais depuis j’ai parcouru la presse et ma liste a doublé (grâce aux Inrocks en particulier). Et comme une partie de ma sélection est américaine, je devrais pouvoir l’intégrer au Mois américain qui commence. Bref, j’y crois. Rendez-vous fin décembre pour voir si j’ai tenu parole…

Mois américain

Le Mois américain

LeMoisAmericain

Le Mois américain organisé par Titine commence demain. Titine nous a concocté un programme, qu’on est libre de suivre ou pas :

  • 1er septembre : dystopie, roman d’anticipation
  • 3 septembre : Nature, environnement
  • 6 septembre : document/récit
  • 8 septembre: album ou roman jeunesse
  • 10 septembre : l’adolescence
  • 13 septembre : polar/roman noir
  • 15 septembre : super-héros (comics, BD, films, etc…)
  • 17 septembre ; un roman ayant reçu le prix Pulitzer
  • 20 septembre : le Grand Ouest
  • 22 septembre : les minorités
  • 24 septembre : un 1er roman
  • 27 septembre : un roman ayant pour cadre une grande ville américaine
  • 29 septembre : un classique de la littérature américaine
  • 30 septembre : un roman féministe ou écrit par une femme

Pour la première fois depuis que je pratique les mois thématiques, j’ai pu prendre un peu d’avance…

Edit du 31 août : je ne me souvenais même pas avoir programmé ce billet (sans doute quand je me suis inscrite au Mois américain). Je m’avançais un peu en annonçant avoir pris de l’avance. En fait je n’ai que 2 lectures d’avance ! 🙂

Listes à lire

Rentrée littéraire 2019 : ma sélection

RentreeLitteraire

J’aime me livrer à ce petit jeu chaque année : m’informer des parutions prévues pour la rentrée littéraire et faire ma sélection avant que les médias ne nous présentent la leur. De cette sélection je ne lirai peut-être pas grand chose. Pour certains, j’attendrai le poche. Et peut-être que j’en lirai d’autres. Aucune importance. Comment je sélectionne ? Je ne sais pas vraiment. Des titres, des sujets, des auteurs, des éditeurs, une réputation ou des prix pour les étrangers… Plus tard interviendront le feuilletage en librairie, le style, la couverture, l’objet-livre… Et puis il y aura les sélections des autres, des blogueurs, de la presse, la radio…

J’aime bien aussi la tradition des chiffres qui ne vont pas tarder à être repris partout. Ceux de cette année indiquent une baisse : 524 romans cette année (567 en 2018), dont 188 romans étrangers (186 en 2018) et 381 romans français (336 en 2018). Pour ma part, j’en sélectionne 8 (pour commencer).

Littérature française : je ne sélectionne pour l’instant que 2 premiers romans.

LaPetiteConformisteSEYMAN Ingrid. La petite conformiste, P. Rey, 192 p., 22 août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Esther est une enfant de droite née par hasard dans une famille de gauche, au mitan des années 70. Chez elle, tout le monde vit nu. Et tout le monde – sauf elle – est excentrique. Sa mère est une secrétaire anticapitaliste qui ne jure que par Mai 68. Son père, juif pied-noir, conjure son angoisse d’un prochain holocauste en rédigeant des listes de tâches à accomplir. Dans la famille d’Esther, il y a également un frère hyperactif et des grands-parents qui soignent leur nostalgie de l’Algérie en jouant à la roulette avec les pois chiches du couscous. Mais aussi une violence diffuse, instaurée par le père, dont les inquiétantes manies empoisonnent la vie de famille. L’existence de la petite fille va basculer lorsque ses géniteurs, pétris de contradictions, décident de la scolariser chez l’ennemi : une école catholique, située dans le quartier le plus bourgeois de Marseille. La petite conformiste est un roman haletant, où la langue fait office de mitraillette. Il interroge notre rapport à la normalité et règle définitivement son sort aux amours qui font mal. C’est à la fois drôle et grave. Absurde et bouleversant. »

ProtocoleGouvernanteLAVENANT Guillaume. Protocole gouvernante, Rivages, 176 p., août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Une jeune femme sonne à la porte d’une maison dans une banlieue pavillonnaire coquette et tranquille. Le couple aisé qui l’accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, pose les mains bien à plat sur ses genoux, module sa voix, les met à l’aise… En suivant à la lettre le protocole imaginé par l’étrange Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l’objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale. Mais cette gouvernante n’est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s’être infiltrés à divers endroits de la société. Les motos vont rugir. Une action d’envergure se prépare et, dans l’ombre, tous y concourent. Alors que le vernis craque et que l’emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu’au grand jour. Guillaume Lavenant est auteur dramatique et metteur en scène. Protocole gouvernante est son premier roman. »

Littérature étrangère : je sélectionne pour l’instant 4 américains et 2 anglais.

MonAnneeDeReposEtDeDetenteMOSHFEGH Ottessa. Mon année de repos et de détente, traduit de l’anglais (États-Unis), Fayard, 304 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia, l’héroïne du nouveau roman d’Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de somnifères. Les tribulations assoupies de cette Oblomov de la génération Y forment un récit hilarant  qui est aussi une charge au vitriol contre les travers de notre époque. »

LesAltruistesRIDKER Andrew, Les Altruistes, traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Deparis, Rivages, 432 p., août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant. Une révélation qui a suscité l’engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages. « 

LAmiNUNEZ Sigrid. L’Ami, traduit de l’anglais (États-Unis) par Mathilde Bach, Stock (La cosmopolite), 288 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « « – Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.
À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
– C’est au sujet du chien.
– Du chien ?
– Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »
Quand l’Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser. Elle préfère les chats, son appartement new-yorkais est minuscule et surtout, son bail le lui interdit. Pourtant, elle accepte. La cohabitation avec Apollon, grand danois vieillissant de la taille d’un poney, et cette écrivaine, professeure à l’université, s’annonce riche en surprises. Magnifique exploration de l’amitié, du deuil, de la littérature et du lien qui nous unit aux animaux, L’Ami est un texte unique en son genre. »

UnMariageAmericainJONES Tayani. Un mariage américain, traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère, Plon (Feux croisés), 29 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner. Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée… Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman. »

OrdinaryPeopleEVANS Diana. Ordinary people, traduit de l’anglais par Karine Guerre, Éditions Globe, 384 p., 11 septembre 2019.
Présentation de l’éditeur : « Voilà treize ans qu’ils sont ensemble. Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? Quand les bras grands ouverts de la maternité se sont-ils refermés comme les dents d’un piège ? Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? À Londres, dans une ville amoureusement parcourue et habitée, de l’élection de Barak Obama à la mort de Michael Jackson, deux couples se débattent avec leur histoire, le travail, la quarantaine, les illusions perdues, et leur statut d’émigrés de la deuxième génération devenus parents à leur tour. Ils ont cru à l’intégration, voilà qu’ils se désintègrent. Là-haut, sur sa colline de la rive Sud, le phare du Crystal Palace les veille. La vie doit-elle, comme lui, accepter de voir ses facettes et ses façades tomber en mille morceaux pour être rebâtie ailleurs, en trois fois plus grand ? Avec brio, avec verve, avec un scalpel trempé dans un élixir de poésie, Diana Evans répond. »

LaFractureALLAN Nina. La Fracture, traduit de l’anglais par Bernard Sigaud, Tristram, 14 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s’absenter du domicile familial… et disparaît pendant plus de vingt ans. Longtemps après l’abandon de l’enquête par la police, faute d’indices concrets — Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa sœur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière. Puis un soir, Julie refait surface à l’improviste. Alors qu’on avait soupçonné que l’adolescente ait pu être enlevée et assassinée — un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes —, l’histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ? »

Et vous, vous avez fait vos repérages ?

Challenge Polars et thrillers·Polar

Challenge Polars et thrillers

Grâce à Sharon, je suis maintenant engagée dans un challenge qui va m’accompagner toute l’année. C’est très simple, entre le 10 juillet 2019 et le 10 juillet 2020, nous allons lire des polars. Suivant le nombre livres lus, nous validerons l’une ou l’autre des catégories prévues par Sharon :

  • jusqu’à cinq livres lus : Imogène.
  • de cinq à quinze livres lus : Montalbano. 
  • de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple. 
  • de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur Sveinsson.
  • de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Jules Maigret.
  • de soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.
  • plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.
  • plus de deux cents livres lus : Lucky Sherlock !!!

Officiellement je me suis inscrite au niveau Montalbano, mais en secret je vais essayer de devenir Miss Marple…

Bilans·Mois anglais

Bilan du Mois anglais

Le Mois anglais est déjà terminé et je n’ai lu que 3 romans et 2 albums pour la jeunesse. La faute sans doute à la fatigue de fin d’année puis à la chaleur. Résultat des courses :

Les deux albums pour la jeunesse m’ont beaucoup plu.

Pour les romans, c’est plus mitigé. Ma rencontre avec Agatha Raisin a été plutôt décevante. J’ai enchaîné avec un thriller que j’ai trouvé pas mal sur le moment, mais qui ne va pas me marquer durablement.

Enfin, j’ai lu un classique du début du XXe siècle. Un roman au charme désuet, mais à l’écriture sublime.

Poussiere-RosamondLehmann

Si je veux renouveler l’expérience l’année prochaine, je crois que j’ai intérêt à me constituer une petite pile à lire anglaise dès à présent…

Littérature étrangère·Littérature du XXe siècle·Mois anglais

Poussière – Rosamond Lehmann

Dans le cadre du Mois anglais, le 13 juin était le jour du Vintage classic. C’est pour cette thématique que j’avais choisi un roman anglais de la première moitié du XXe siècle. Comme vous pouvez le constater, je suis très en retard. Je n’ai pas su profiter au mieux de ce mois anglais. Je me suis laissée engloutir par le travail, la fatigue de fin d’année, la chaleur… Mais j’ai tout de même fini par lire Poussière de Rosamond Lehmann, roman qui mérite vraiment le qualificatif de vintage, car s’il vaut la peine d’être lu, il fait tout de même beaucoup plus que son âge.

Poussiere-RosamondLehmannJudith Earle n’a pas encore 18 ans quand le roman commence, quelques années après la Première guerre mondiale. Quand elle était enfant, la maison d’à côté était parfois envahie par une bande de cousins venus passer les vacances chez leur grand-mère. Ils étaient cinq, quatre garçons et une fille : Julien, Charlie, Martin, Roddy et Mariella. Aujourd’hui Mariella est déjà veuve, à 22 ans. Elle avait épousé Charlie, juste avant qu’il soit mobilisé. Seule maintenant avec leur enfant, elle revient dans la maison que lui a léguée la grand-mère. Julien est à Oxford, Martin à Cambridge et Roddy à Paris. Quand tous se retrouvent en vacances, Judith leur apprend qu’elle envisage aussi d’aller à Cambridge. C’est alors la surprise générale. Il n’était pas encore courant que les filles aillent à l’université. Mais Judith n’a pas été scolarisée dans une école pour filles. Elle a suivi des cours particuliers avec un précepteur préparant des garçons à Oxford et Cambridge et a développé les mêmes ambitions qu’eux. Elle ira donc à Cambridge étudier la littérature anglaise. Elle y vivra une amitié ambiguë et passionnée avec une autre étudiante, avant de revenir vers ses trois cousins…

DustyAnswerLes deux premières parties du roman consacrées aux souvenirs d’enfance et aux rêveries de Judith la solitaire m’ont paru à la fois charmantes et désuètes. N’ayant pas lu la version originale je n’oserais pas dire que le roman est bien traduit, mais je dirais que la traduction de Jean Talva est admirablement écrite. On ressent un vrai plaisir esthétique à la lecture des sentiments de l’héroïne mêlés aux descriptions de la nature. Les sentiments sont alors des secrets et sont rarement partagés : Charlie aime Mariella, Mariella aime Julien, Julien et Martin aiment Judith, Judith aime Roddy… Et chacun d’eux rougit quand il croit son secret découvert.

« Tout était plein de tristesse, ce soir… la chambre, les appels perçants des oiseaux dans le jardin, la pelouse illuminée d’or que la fenêtre encadrait, avec son cerisier solitaire, magnifique, éclatant d’une floraison immaculée, et lançant vers le ciel ses longs jets écumeux. Elle était morose, presque jusqu’aux larmes ; cependant cette tristesse était riche, étouffante de joie. Le soir tenait Roddy enfermé dans sa beauté et son mystère : Roddy faisait partie de son secret. »

Amorçant la troisième partie, j’ai cru que l’entrée de Judith à l’université allait faire basculer le roman dans la modernité. Mais non. Poussière ne sort jamais du romantisme, On ne quitte donc pas les états d’âme de Judith, les sentiments exaltés des uns et des autres, leurs longues lettres d’amour où ils se répandent encore et encore… Le style du roman est élégant, mais les personnages sont totalement dépourvus de légèreté et se complaisent dans d’inutiles douleurs.

Ce roman a été écrit en 1927. Rosamond Lehmann est donc contemporaine de Virginia Woolf, mais leurs oeuvres sont à des années-lumière l’une de l’autre. Mais Rosamond Lehmann est plus jeune (elle n’avait que 26 ans l’année de la parution de Poussière). Je suis donc très curieuse de découvrir ce qu’elle a écrit par la suite…

LEHMANN Rosamond. Poussière, traduit de l’anglais par Jean Talva, Phébus (Libretto), 2015, 376 p. (Dusty Answer, 1927).smiley2Le_mois_anglais

Album·Mois anglais

Le Musée imaginaire de Jane Austen – Nathalie Novi, Fabrice Colin

Le Musée imaginaire de Jane Austen appartient à la catégorie des beaux-livres. J’ai eu la chance de me le faire offrir à Noël, il y a deux ans. Le Mois anglais me donne l’occasion de parcourir de nouveau les salles de ce musée imaginaire.

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MuseeImaginaireDeJaneAustenCe livre est l’oeuvre de Nathalie Novi, une illustratrice qui se dit « peintre littéraire ». Ses images sont accompagnées de textes de Fabrice Colin. Le livre est organisé non pas en chapitres mais en salles, chacune consacrée à un roman de Jane Austen. En bonne janéite, j’ai pu participer avec les autres lecteurs de ce livre à l’inauguration du musée imaginaire. Comme m’y invitaient les auteurs, j’ai visité le musée en compagnie d’autres admirateurs de Jane Austen de partout et des toutes les époques, parmi lesquelles deux soeurs imaginaires prénommées Alice et Emma. Avec elles, mais aussi avec quelques oiseaux, j’ai pu participer à toutes sortes de festivités : des bals, des pique-nique, des promenades à la campagne ou au bord de la mer… et bien sûr des mariages.

« Et tout se termine par un mariage. Qu’on ne s’y trompe pas, cependant. Le mariage, chez Jane Austen, n’a rien d’une conclusion frivole, la soumission naïve et un peu mièvre à une institution incontournable. il est le symbole de l’équilibre et de l’harmonie retrouvés. Le moyen, pour les femmes de la gentry rurale, de s’assurer statut économique et statut social. Le point vers lequel, d’une façon presque mathématique, convergent toutes les intrigues et les personnages du livre. »

J’ai visité ce musée imaginaire avec infiniment de plaisir et je me réjouis à l’avance des futures visites que je m’y offrirai de temps à autre. J’aime tellement l’idée du musée imaginaire, que j’aurais bien suggéré à Nathalie Novi d’en consacrer un aux soeurs Brontë, mais je n’ai pas l’impression qu’elles figurent parmi ses auteurs favoris. Tant pis, je vais me contenter d’en rêver…

NOVI Nathalie, COLIN Fabrice. Le Musée imaginaire de Jane Austen, Albin Michel jeunesse, 2017.smiley2
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