Listes à lire

Rentrée littéraire : ma sélection mise à jour

Le 7 août, j’avais tenu à publier ma sélection de romans de la rentrée littéraire à venir,  très tôt donc avant de me laisser influencer par la presse, les blogs, etc. C’est maintenant avec plaisir que je fais passer ma sélection de 8 à 16 titres, dont 4 premiers romans : 8 romans français, 6 romans américains et 2 anglais.

Littérature française : je n’avais sélectionné que 2 premiers romans.

LaPetiteConformisteSEYMAN Ingrid. La petite conformiste, P. Rey, 192 p., 22 août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Esther est une enfant de droite née par hasard dans une famille de gauche, au mitan des années 70. Chez elle, tout le monde vit nu. Et tout le monde – sauf elle – est excentrique. Sa mère est une secrétaire anticapitaliste qui ne jure que par Mai 68. Son père, juif pied-noir, conjure son angoisse d’un prochain holocauste en rédigeant des listes de tâches à accomplir. Dans la famille d’Esther, il y a également un frère hyperactif et des grands-parents qui soignent leur nostalgie de l’Algérie en jouant à la roulette avec les pois chiches du couscous. Mais aussi une violence diffuse, instaurée par le père, dont les inquiétantes manies empoisonnent la vie de famille. L’existence de la petite fille va basculer lorsque ses géniteurs, pétris de contradictions, décident de la scolariser chez l’ennemi : une école catholique, située dans le quartier le plus bourgeois de Marseille. La petite conformiste est un roman haletant, où la langue fait office de mitraillette. Il interroge notre rapport à la normalité et règle définitivement son sort aux amours qui font mal. C’est à la fois drôle et grave. Absurde et bouleversant. »

ProtocoleGouvernanteLAVENANT Guillaume. Protocole gouvernante, Rivages, 176 p., août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Une jeune femme sonne à la porte d’une maison dans une banlieue pavillonnaire coquette et tranquille. Le couple aisé qui l’accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, pose les mains bien à plat sur ses genoux, module sa voix, les met à l’aise… En suivant à la lettre le protocole imaginé par l’étrange Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l’objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale. Mais cette gouvernante n’est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s’être infiltrés à divers endroits de la société. Les motos vont rugir. Une action d’envergure se prépare et, dans l’ombre, tous y concourent. Alors que le vernis craque et que l’emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu’au grand jour. Guillaume Lavenant est auteur dramatique et metteur en scène. Protocole gouvernante est son premier roman. »

J’ajoute 6 romans français :

LeGhettoInterieurAMIGORENA Santiago H. Le ghetto intérieur, POL, 192 p., août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Buenos-Aires, 1940. Des amis juifs, exilés, se retrouvent au café. Une question : que se passe-t-il dans cette Europe qu’ils ont fuie en bateau quelques années plus tôt ? Difficile d’interpréter les rares nouvelles. Vicente Rosenberg est l’un d’entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. Ils auront trois enfants. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Que devient-elle ? Elle lui écrit une dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. Dans l’une d’elles, il peut lire : « Tu as peut-être entendu parler du grand mur que les Allemands ont construit. Heureusement la rue Sienna est restée à l’intérieur, ce qui est une chance, car sinon on aurait été obligés de déménager. » Ce sera le ghetto de Varsovie. Elle mourra déportée dans le camp de Treblinka II. C’était l’arrière-grand-mère de l’auteur.
Santiago H. Amigorena raconte le « ghetto intérieur » de l’exil. La vie mélancolique d’un homme qui s’invente une vie à l’étranger, tout en devinant puis comprenant la destruction de sa famille en cours, et de millions de personnes. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de l’auteur qui écrit aujourd’hui : « Il y a vingt-cinq ans, j’ai commencé un livre pour combattre le silence qui m’étouffe depuis que je suis né ». Ce roman est l’histoire de l’origine de ce silence. »

ProprietePriveeDECK Julia. Propriété privée, Minuit, 176 p., 2019.
Présentation de l’éditeur : « Il était temps de devenir propriétaires. Soucieux de notre empreinte environnementale, nous voulions une construction peu énergivore, bâtie en matériaux durables. Aux confins de la ville se tramaient des écoquartiers. Notre choix s’est porté sur une petite commune en plein essor. Nous étions sûrs de réaliser un bon investissement.
Plusieurs mois avant de déménager, nous avons mesuré nos meubles, découpé des bouts de papier pour les représenter à l’échelle. Sur la table de la cuisine, nous déroulions les plans des architectes, et nous jouions à déplacer la bibliothèque, le canapé, à la recherche des emplacements les plus astucieux. Nous étions impatients de vivre enfin chez nous.
Et peut-être aurions-nous réalisé notre rêve si, une semaine après notre installation, les Lecoq n’avaient emménagé de l’autre côté du mur. »

FeelGoodGUNZIG Thomas. Feel good, Au diable Vauvert, 400 p., août 2019.
Présentation de l’éditeur : « « Ce qu’on va faire, c’est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu’il y a eu un braquage et si personne ne se rend compte qu’il y a eu un braquage, c’est parce qu’on ne va rien voler. On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui ne nous appartenait pas, quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes. »
Quel est le rapport entre un écrivain sans gloire, le rapt d’enfant et l’économie de la chaussure ?
Vous le saurez en lisant la nouvelle satire sociale de Thomas Gunzig. »

CoraDansLaSpiraleMESSAGE Vincent. Cora dans la spirale, Seuil, 464 p.
Présentation de l’éditeur : « Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d’assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d’avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l’avenir. C’est sans compter qu’en 2010, la crise dont les médias s’inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l’entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d’optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu’elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves.
À travers le portrait d’une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté. »

LeNomSecretDesChosesRINKEL Blandine. Le nom secret des choses, Fayard, 304 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Et si ce que Paris a de plus désirable pour une jeune fille de province, sa culture, était en même temps l’outil de la violence sociale la plus dure  ? Et jusqu’où cette jeune fille sera-t-elle prête à aller pour se faire accepter dans cette ville où elle n’est pas sûre d’avoir sa place  ?
Tu avais l’âge de quitter ton enfance, l’âge où on se sent libre et où, dans le train pour Paris, on s’assoit dans le sens de la marche.
Dès ton arrivée, tu t’es sentie obligée de devenir quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui n’oserait plus dire « je ne sais pas ». C’était la ville qui t’imposait ça, dans ce qu’elle avait à tes yeux de violent et de désirable : sa culture.
Puis tu as rencontré Elsa.
Elle avait le goût des métamorphoses.
Blandine Rinkel a fait une entrée en littérature très remarquée avec L’abandon des prétentions, paru chez Fayard en 2017. Le nom secret des choses est son deuxième roman. »

ParLesRoutesPRUDHOMME Sylvain. Par les routes, Gallimard (L’Arbalète/Gallimard), 304 p., 22 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « «J’ai retrouvé l’autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie.»
Avec Par les routes, Sylvain Prudhomme raconte la force de l’amitié et du désir, le vertige devant la multitude des existences possibles. »

Littérature étrangère : je n’avais sélectionné que 4 américains et 2 anglais.

MonAnneeDeReposEtDeDetenteMOSHFEGH Ottessa. Mon année de repos et de détente, traduit de l’anglais (États-Unis), Fayard, 304 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia, l’héroïne du nouveau roman d’Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de somnifères. Les tribulations assoupies de cette Oblomov de la génération Y forment un récit hilarant  qui est aussi une charge au vitriol contre les travers de notre époque. »

LesAltruistesRIDKER Andrew, Les Altruistes, traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Deparis, Rivages, 432 p., août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant. Une révélation qui a suscité l’engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages. «

LAmiNUNEZ Sigrid. L’Ami, traduit de l’anglais (États-Unis) par Mathilde Bach, Stock (La cosmopolite), 288 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « « – Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.
À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
– C’est au sujet du chien.
– Du chien ?
– Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »
Quand l’Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser. Elle préfère les chats, son appartement new-yorkais est minuscule et surtout, son bail le lui interdit. Pourtant, elle accepte. La cohabitation avec Apollon, grand danois vieillissant de la taille d’un poney, et cette écrivaine, professeure à l’université, s’annonce riche en surprises. Magnifique exploration de l’amitié, du deuil, de la littérature et du lien qui nous unit aux animaux, L’Ami est un texte unique en son genre. »

UnMariageAmericainJONES Tayani. Un mariage américain, traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère, Plon (Feux croisés), 29 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner. Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée… Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman. »

OrdinaryPeopleEVANS Diana. Ordinary people, traduit de l’anglais par Karine Guerre, Éditions Globe, 384 p., 11 septembre 2019.
Présentation de l’éditeur : « Voilà treize ans qu’ils sont ensemble. Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? Quand les bras grands ouverts de la maternité se sont-ils refermés comme les dents d’un piège ? Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? À Londres, dans une ville amoureusement parcourue et habitée, de l’élection de Barak Obama à la mort de Michael Jackson, deux couples se débattent avec leur histoire, le travail, la quarantaine, les illusions perdues, et leur statut d’émigrés de la deuxième génération devenus parents à leur tour. Ils ont cru à l’intégration, voilà qu’ils se désintègrent. Là-haut, sur sa colline de la rive Sud, le phare du Crystal Palace les veille. La vie doit-elle, comme lui, accepter de voir ses facettes et ses façades tomber en mille morceaux pour être rebâtie ailleurs, en trois fois plus grand ? Avec brio, avec verve, avec un scalpel trempé dans un élixir de poésie, Diana Evans répond. »

LaFractureALLAN Nina. La Fracture, traduit de l’anglais par Bernard Sigaud, Tristram, 14 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s’absenter du domicile familial… et disparaît pendant plus de vingt ans. Longtemps après l’abandon de l’enquête par la police, faute d’indices concrets — Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa sœur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière. Puis un soir, Julie refait surface à l’improviste. Alors qu’on avait soupçonné que l’adolescente ait pu être enlevée et assassinée — un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes —, l’histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ? »

J’ajoute 2 premiers romans américains.

LInciviliteDesFantomesSOLOMON Rivers. L’incivilité des fantômes, traduit de l’anglais par Francis Guévremont, Aux forges de Vulcain, 400 p., 6 septembre 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Aster est une jeune femme que son caractère bien trempé expose à l’hostilité des autres. Son monde est dur et cruel. Pourtant, elle se bat, existe, et aide autant qu’elle le peut, avec son intelligence peu commune, ceux et celles qu’elle peut aider. Mais un jour, un type la prend en grippe. Et Aster comprend qu’elle ne peut plus raser les murs, et qu’il lui faut se tenir grande. Sa rébellion est d’autant plus spectaculaire qu’elle est noire, dans un vaisseau spatial qui emmène les derniers survivants de l’humanité vers un éventuel Eden, un vaisseau où les riches blancs ont réduit en esclavage les personnes de couleur. Un premier roman qui prend pour prétexte la science-fiction pour inventer un microcosme de l’Amérique, et de tous les maux qui la hantent, tels des fantômes. »

CeQueLOnSemePORTER Regina. Ce que l’on sème, traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura Derajinski, Gallimard, 22 août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Alors que l’Amérique panse encore la plaie ouverte de la Seconde guerre mondiale, la destinée de deux familles se met en marche. James Vincent, d’ascendance irlandaise, fuit un foyer familial chaotique pour faire des études de droit à New York où il deviendra un brillant avocat. De son côté, Agnes Miller, une jeune femme noire à l’avenir prometteur, voit son rendez-vous amoureux tourner au cauchemar lorsque la police arrête sa voiture sur une route déserte en lisière d’un bois de l’État de Géorgie. Les conséquences de cette nuit funeste influeront inexorablement sur sa vie et celles de ses descendantes. Éclairant plus de six décennies de changements radicaux – de la lutte pour les droits civiques aux premières années de la présidence d’Obama, en passant par le chaos de la guerre du Vietnam – les familles de James et Agnes demeureront inextricablement liées. Au fil de cette spectaculaire fresque familiale et amoureuse, ce roman donne à voir les coulisses méconnues de l’histoire d’une nation. Avec une justesse, un humour et une maîtrise rares, Regina Porter creuse les traumatismes des États-Unis sur plusieurs générations et expose avec grande intelligence les mouvements profonds d’une société sur plus d’un demi-siècle. »

Listes à lire

Rentrée littéraire 2019 : ma sélection

RentreeLitteraire

J’aime me livrer à ce petit jeu chaque année : m’informer des parutions prévues pour la rentrée littéraire et faire ma sélection avant que les médias ne nous présentent la leur. De cette sélection je ne lirai peut-être pas grand chose. Pour certains, j’attendrai le poche. Et peut-être que j’en lirai d’autres. Aucune importance. Comment je sélectionne ? Je ne sais pas vraiment. Des titres, des sujets, des auteurs, des éditeurs, une réputation ou des prix pour les étrangers… Plus tard interviendront le feuilletage en librairie, le style, la couverture, l’objet-livre… Et puis il y aura les sélections des autres, des blogueurs, de la presse, la radio…

J’aime bien aussi la tradition des chiffres qui ne vont pas tarder à être repris partout. Ceux de cette année indiquent une baisse : 524 romans cette année (567 en 2018), dont 188 romans étrangers (186 en 2018) et 381 romans français (336 en 2018). Pour ma part, j’en sélectionne 8 (pour commencer).

Littérature française : je ne sélectionne pour l’instant que 2 premiers romans.

LaPetiteConformisteSEYMAN Ingrid. La petite conformiste, P. Rey, 192 p., 22 août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Esther est une enfant de droite née par hasard dans une famille de gauche, au mitan des années 70. Chez elle, tout le monde vit nu. Et tout le monde – sauf elle – est excentrique. Sa mère est une secrétaire anticapitaliste qui ne jure que par Mai 68. Son père, juif pied-noir, conjure son angoisse d’un prochain holocauste en rédigeant des listes de tâches à accomplir. Dans la famille d’Esther, il y a également un frère hyperactif et des grands-parents qui soignent leur nostalgie de l’Algérie en jouant à la roulette avec les pois chiches du couscous. Mais aussi une violence diffuse, instaurée par le père, dont les inquiétantes manies empoisonnent la vie de famille. L’existence de la petite fille va basculer lorsque ses géniteurs, pétris de contradictions, décident de la scolariser chez l’ennemi : une école catholique, située dans le quartier le plus bourgeois de Marseille. La petite conformiste est un roman haletant, où la langue fait office de mitraillette. Il interroge notre rapport à la normalité et règle définitivement son sort aux amours qui font mal. C’est à la fois drôle et grave. Absurde et bouleversant. »

ProtocoleGouvernanteLAVENANT Guillaume. Protocole gouvernante, Rivages, 176 p., août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Une jeune femme sonne à la porte d’une maison dans une banlieue pavillonnaire coquette et tranquille. Le couple aisé qui l’accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, pose les mains bien à plat sur ses genoux, module sa voix, les met à l’aise… En suivant à la lettre le protocole imaginé par l’étrange Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l’objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale. Mais cette gouvernante n’est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s’être infiltrés à divers endroits de la société. Les motos vont rugir. Une action d’envergure se prépare et, dans l’ombre, tous y concourent. Alors que le vernis craque et que l’emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu’au grand jour. Guillaume Lavenant est auteur dramatique et metteur en scène. Protocole gouvernante est son premier roman. »

Littérature étrangère : je sélectionne pour l’instant 4 américains et 2 anglais.

MonAnneeDeReposEtDeDetenteMOSHFEGH Ottessa. Mon année de repos et de détente, traduit de l’anglais (États-Unis), Fayard, 304 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia, l’héroïne du nouveau roman d’Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de somnifères. Les tribulations assoupies de cette Oblomov de la génération Y forment un récit hilarant  qui est aussi une charge au vitriol contre les travers de notre époque. »

LesAltruistesRIDKER Andrew, Les Altruistes, traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Deparis, Rivages, 432 p., août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant. Une révélation qui a suscité l’engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages. « 

LAmiNUNEZ Sigrid. L’Ami, traduit de l’anglais (États-Unis) par Mathilde Bach, Stock (La cosmopolite), 288 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « « – Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.
À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
– C’est au sujet du chien.
– Du chien ?
– Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »
Quand l’Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser. Elle préfère les chats, son appartement new-yorkais est minuscule et surtout, son bail le lui interdit. Pourtant, elle accepte. La cohabitation avec Apollon, grand danois vieillissant de la taille d’un poney, et cette écrivaine, professeure à l’université, s’annonce riche en surprises. Magnifique exploration de l’amitié, du deuil, de la littérature et du lien qui nous unit aux animaux, L’Ami est un texte unique en son genre. »

UnMariageAmericainJONES Tayani. Un mariage américain, traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère, Plon (Feux croisés), 29 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner. Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée… Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman. »

OrdinaryPeopleEVANS Diana. Ordinary people, traduit de l’anglais par Karine Guerre, Éditions Globe, 384 p., 11 septembre 2019.
Présentation de l’éditeur : « Voilà treize ans qu’ils sont ensemble. Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? Quand les bras grands ouverts de la maternité se sont-ils refermés comme les dents d’un piège ? Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? À Londres, dans une ville amoureusement parcourue et habitée, de l’élection de Barak Obama à la mort de Michael Jackson, deux couples se débattent avec leur histoire, le travail, la quarantaine, les illusions perdues, et leur statut d’émigrés de la deuxième génération devenus parents à leur tour. Ils ont cru à l’intégration, voilà qu’ils se désintègrent. Là-haut, sur sa colline de la rive Sud, le phare du Crystal Palace les veille. La vie doit-elle, comme lui, accepter de voir ses facettes et ses façades tomber en mille morceaux pour être rebâtie ailleurs, en trois fois plus grand ? Avec brio, avec verve, avec un scalpel trempé dans un élixir de poésie, Diana Evans répond. »

LaFractureALLAN Nina. La Fracture, traduit de l’anglais par Bernard Sigaud, Tristram, 14 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s’absenter du domicile familial… et disparaît pendant plus de vingt ans. Longtemps après l’abandon de l’enquête par la police, faute d’indices concrets — Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa sœur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière. Puis un soir, Julie refait surface à l’improviste. Alors qu’on avait soupçonné que l’adolescente ait pu être enlevée et assassinée — un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes —, l’histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ? »

Et vous, vous avez fait vos repérages ?

ABC20·Listes à lire

Mes ABC20

abc20
Mes ABC20

J’adore lire au petit bonheur la chance. Mais j’aime aussi prévoir mes lectures. Plus que tout, j’aime tenir des listes de livres à lire. Par pays, par genres, par thèmes… Ce qui marche le mieux, ce sont les listes alphabétiques d’auteurs. Je n’ose pas parler de challenge ABC, car je tiens plusieurs listes ABC en parallèle, sans contrainte de durée. Souvent je note plusieurs idées dans ma liste pour une même lettre. Parfois je fais évoluer ma liste au fil du temps en la raturant. Parfois encore, j’ouvre des listes vierges que je remplis au fur et à mesure de mes lectures. Dans ce cas, ma liberté est totale au début, mais se réduit à mesure que je remplis l’alphabet. C’est ce que j’envisage de faire sur mon blog. Et comme je suis très cool avec moi-même, je ne chercherai même pas à utiliser les 26 lettres de l’alphabet. Je me contenterai de 20 lettres par liste.

En ce moment, je lis un roman français, mais j’ai aussi très envie de romans américains. De grands romans, classiques ou contemporains. Alors je vais ouvrir un ABC20 américain. Mais comme je n’ai pas l’intention de ne plus lire que des romans américains jusqu’à avoir rempli ma liste de 20, je vais aussi ouvrir un ABC20 british, un ABC20 français contemporain, un ABC20 français classique, un ABC20 de nature writing, etc. Je pourrais aussi ouvrir un ABC20 de polars. Mais je vais plutôt commencer par un ABC20 de polars nordiques. Je viens de lire la lettre L. Plus que 19 !

Évidemment, comme je cumule les listes, j’en ai pour des années. Ce blog sera peut-être fermé avant que j’aie terminé le moindre ABC20. Aucune importance ! Je tiendrai mes listes à jour sur une page du blog. Et je pourrais faire des points d’étape, quand j’en serai au quart ou à la moitié.

Lire·Listes à lire

Les 100 romans les plus populaires

top100

Au début du mois, a été publiée la liste des 100 romans les plus détenus dans les bibliothèques à travers le monde. C’est OCLC, la coopérative mondiale de bibliothèques qui pilote le catalogue WorldCat, qui a dressé cette liste ici. On peut même consulter la liste plus large des 500 romans les plus populaires dans les bibliothèques .

C’est Don Quichotte qui est le grand champion. Sur les 100 premiers romans, il y a 12 français (Flaubert est en tête à la 23e place avec Madame Bovary) et seulement 28 américains. Ce sont les Britanniques qui l’emportent avec 41 romans parmi les 100 premiers (sans compter 5 Irlandais). Mine de rien, la liste couvre 7 siècles, du Décaméron au Da Vinci Code.

J’ai passé un temps fou à me faire un tableau en traduisant et datant chaque titre, mais j’adore ça. J’adore les listes et je dois dire que les listes de livres à lire sont mes préférées. Un de ces jours, je mettrai aussi en forme la liste des 500, comme une énorme réserve de lectures…

Rang Auteur Titre français Année
1 CERVANTES Miguel de Don Quichotte 1615
2 CARROLL Lewis Les Aventures d’Alice au pays des merveilles 1865
3 TWAIN Mark Les Aventures d’Huckleberry Finn 1884
4 TWAIN Mark Les Aventures de Tom Sawyer 1876
5 STEVENSON Robert Louis L’île au trésor 1882
6 AUSTEN Jane Orgueil et préjugés 1813
7 BRONTË Emily Les Hauts de Hurlevent 1847
8 BRONTË Charlotte Jane Eyre 1847
9 MELVILLE Hermann Moby Dick 1851
10 HAWTHORNE Nathaniel La Lettre écarlate 1850
11 SWIFT Jonathan Les Voyages de Gulliver 1721
12 BUNYAN John Le Voyage du pèlerin 1678
13 DICKENS Charles Un chant de Noël 1843
14 DICKENS Charles David Copperfield 1850
15 DICKENS Charles Le Conte de deux cités 1859
16 ALCOTT Louisa May Les Quatre filles du docteur March 1868
17 DICKENS Charles Les Grandes espérances 1861
18 TOLKIEN J.R.R. Le Hobbit 1937
19 SHELLEY Mary Frankenstein ou le Prométhée moderne 1818
20 DICKENS Charles Oliver Twist 1839
21 BEECHER STOWE Harriet La Case de l’oncle Tom 1852
22 DOSTOIEVSKI Fiodor Crime et châtiment 1866
23 FLAUBERT Gustave Madame Bovary 1857
24 TOLKIEN J.R.R. Le Retour du roi 1955
25 STOKER Bram Dracula 1897
26 DUMAS Alexandre Les Trois Mousquetaires 1844
27 HUXLEY Aldous Le Meilleur des mondes 1932
28 TOLSTOÏ Leon Guerre et paix 1869
29 LEE Harper Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur 1960
30 BAUM Lyman Frank Le Magicien d’Oz 1900
31 HUGO Victor Les Misérables 1862
32 BURNETT Frances Hodgson Le Jardin secret 1921
33 ORWELL George La Ferme des animaux 1945
34 FITZGERALD Francis Scott Gatsby le Magnifique 1925
35 SAINT-EXUPERY Antoine de Le Petit Prince 1943
36 LONDON Jack L’Appel de la forêt 1903
37 VERNE Jules Vingt mille lieues sous les mers 1871
38 TOLSTOÏ Leon Anna Karénine 1877
39 GRAHAME Kenneth Le Vent dans les saules 1908
40 WILDE Oscar Le Portrait de Dorian Gray 1890
41 STEINBECK John Les Raisins de la colère 1939
42 AUSTEN Jane Raison et sentiments 1811
43 COOPER James Fenimore Le Dernier des Mohicans 1826
44 HARDY Thomas Tess d’Uberville 1891
45 ROWLING J.K. Harry Potter à l’école des sorciers 1997
46 SPYRI Johanna Heidi 1880
47 JOYCE James Ulysse 1922
48 CONAN DOYLE Arthur Les Aventures de Sherlock Holmes 1887-1930
49 DUMAS Alexandre Le Comte de Monte-Cristo 1846
50 HEMINGWAY Ernest Le Vieil homme et la mer 1952
51 LEWIS C.S. Le Lion, la sorcière blanche et l’armoire magique 1950
52 HUGO Victor Notre-Dame de Paris 1831
53 COLLODI Carlo Les Aventures de Pinocchio 1881
54 GARCIA MARQUEZ Gabriel Cent ans de solitude 1967
55 SCOTT Walter Ivanhoé 1819
56 CRANE Stephen La Conquête du courage 1895
57 MONTGOMERY Lucy Maud Anne… la maison aux pignons verts 1908
58 SEWELL Anna Black Beauty 1877
59 BARRIE J.M. Peter Pan 1911
60 HEMINGWAY Ernest L’Adieu aux armes 1929
61 HAWTHORNE Nathaniel La Maison aux sept pignons 1851
62 GOLDING William Sa Majesté des mouches 1954
63 TWAIN Mark Le Prince et le pauvre 1882
64 JOYCE James Portrait de l’artiste en jeune homme 1944
65 CONRAD Joseph Lord Jim 1900
66 ROWLING J.K. Harry Potter et la chambre des secrets 1998
67 STENDHAL Le Rouge et le noir 1830
68 CAMUS Albert L’Étranger 1942
69 KAFKA Franz Le Procès 1925
70 LAWRENCE D.H. L’Amant de Lady Chatterley 1928
71 STEVENSON Robert Louis Enlevé ! 1893
72 SALINGER J.D. L’Attrape-cœurs 1951
73 BRADBURY Ray Fahrenheit 451 1953
74 VERNE Jules Voyage au centre de la Terre 1864
75 THACKERAY William Makepeace La Foire aux vanités 1848
76 REMARQUE Erich Maria A l’Ouest, rien de nouveau 1929
77 MITCHELL Margaret Autant en emporte le vent 1936
78 CATHER Willa Mon Antonia 1918
79 STEINBECK John Des souris et des hommes 1937
80 GOLDSMITH Oliver Le Vicaire de Wakefield 1766
81 TWAIN Mark Un Yankee à la cour du roi Arthur 1889
82 LONDON Jack Croc-Blanc 1906
83 TOURGUENIEV Ivan Sergueïevitch Pères et fils 1862
84 PASTERNAK Boris Le Docteur Jivago 1957
85 BOCCACE Le Décaméron 1353
86 ORWELL George 1984 1949
87 SINCLAIR Upton La Jungle 1906
88 BROWN Dan Da Vinci Code 2003
89 AUSTEN Jane Persuasion 1818
90 AUSTEN Jane Mansfield Park 1814
91 VOLTAIRE Candide ou l’Optimisme 1759
92 HEMINGWAY Ernest Pour qui sonne le glas 1940
93 HARDY Thomas Loin de la foule déchaînée 1874
94 TOLKIEN J.R.R. La Communauté de l’Anneau 1954
95 HARDY Thomas Le Retour au pays natal 1878
96 LAWRENCE D.H. Amants et fils 1913
97 WHITE E.B. La Toile de Charlotte 1952
98 WYSS Johann David Le Robinson suisse 1812
99 DICKENS Charles La Maison d’Âpre-Vent 1853
100 BALZAC Honoré de Le Père Goriot 1842