Listes à lire

Rentrée littéraire 2019 : ma sélection

RentreeLitteraire

J’aime me livrer à ce petit jeu chaque année : m’informer des parutions prévues pour la rentrée littéraire et faire ma sélection avant que les médias ne nous présentent la leur. De cette sélection je ne lirai peut-être pas grand chose. Pour certains, j’attendrai le poche. Et peut-être que j’en lirai d’autres. Aucune importance. Comment je sélectionne ? Je ne sais pas vraiment. Des titres, des sujets, des auteurs, des éditeurs, une réputation ou des prix pour les étrangers… Plus tard interviendront le feuilletage en librairie, le style, la couverture, l’objet-livre… Et puis il y aura les sélections des autres, des blogueurs, de la presse, la radio…

J’aime bien aussi la tradition des chiffres qui ne vont pas tarder à être repris partout. Ceux de cette année indiquent une baisse : 524 romans cette année (567 en 2018), dont 188 romans étrangers (186 en 2018) et 381 romans français (336 en 2018). Pour ma part, j’en sélectionne 8 (pour commencer).

Littérature française : je ne sélectionne pour l’instant que 2 premiers romans.

LaPetiteConformisteSEYMAN Ingrid. La petite conformiste, P. Rey, 192 p., 22 août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Esther est une enfant de droite née par hasard dans une famille de gauche, au mitan des années 70. Chez elle, tout le monde vit nu. Et tout le monde – sauf elle – est excentrique. Sa mère est une secrétaire anticapitaliste qui ne jure que par Mai 68. Son père, juif pied-noir, conjure son angoisse d’un prochain holocauste en rédigeant des listes de tâches à accomplir. Dans la famille d’Esther, il y a également un frère hyperactif et des grands-parents qui soignent leur nostalgie de l’Algérie en jouant à la roulette avec les pois chiches du couscous. Mais aussi une violence diffuse, instaurée par le père, dont les inquiétantes manies empoisonnent la vie de famille. L’existence de la petite fille va basculer lorsque ses géniteurs, pétris de contradictions, décident de la scolariser chez l’ennemi : une école catholique, située dans le quartier le plus bourgeois de Marseille. La petite conformiste est un roman haletant, où la langue fait office de mitraillette. Il interroge notre rapport à la normalité et règle définitivement son sort aux amours qui font mal. C’est à la fois drôle et grave. Absurde et bouleversant. »

ProtocoleGouvernanteLAVENANT Guillaume. Protocole gouvernante, Rivages, 176 p., août 2019 (premier roman).
Présentation de l’éditeur : « Une jeune femme sonne à la porte d’une maison dans une banlieue pavillonnaire coquette et tranquille. Le couple aisé qui l’accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, pose les mains bien à plat sur ses genoux, module sa voix, les met à l’aise… En suivant à la lettre le protocole imaginé par l’étrange Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l’objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale. Mais cette gouvernante n’est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s’être infiltrés à divers endroits de la société. Les motos vont rugir. Une action d’envergure se prépare et, dans l’ombre, tous y concourent. Alors que le vernis craque et que l’emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu’au grand jour. Guillaume Lavenant est auteur dramatique et metteur en scène. Protocole gouvernante est son premier roman. »

Littérature étrangère : je sélectionne pour l’instant 4 américains et 2 anglais.

MonAnneeDeReposEtDeDetenteMOSHFEGH Ottessa. Mon année de repos et de détente, traduit de l’anglais (États-Unis), Fayard, 304 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia, l’héroïne du nouveau roman d’Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de somnifères. Les tribulations assoupies de cette Oblomov de la génération Y forment un récit hilarant  qui est aussi une charge au vitriol contre les travers de notre époque. »

LesAltruistesRIDKER Andrew, Les Altruistes, traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Deparis, Rivages, 432 p., août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant. Une révélation qui a suscité l’engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages. « 

LAmiNUNEZ Sigrid. L’Ami, traduit de l’anglais (États-Unis) par Mathilde Bach, Stock (La cosmopolite), 288 p., 21 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « « – Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.
À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
– C’est au sujet du chien.
– Du chien ?
– Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »
Quand l’Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser. Elle préfère les chats, son appartement new-yorkais est minuscule et surtout, son bail le lui interdit. Pourtant, elle accepte. La cohabitation avec Apollon, grand danois vieillissant de la taille d’un poney, et cette écrivaine, professeure à l’université, s’annonce riche en surprises. Magnifique exploration de l’amitié, du deuil, de la littérature et du lien qui nous unit aux animaux, L’Ami est un texte unique en son genre. »

UnMariageAmericainJONES Tayani. Un mariage américain, traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère, Plon (Feux croisés), 29 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner. Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée… Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman. »

OrdinaryPeopleEVANS Diana. Ordinary people, traduit de l’anglais par Karine Guerre, Éditions Globe, 384 p., 11 septembre 2019.
Présentation de l’éditeur : « Voilà treize ans qu’ils sont ensemble. Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? Quand les bras grands ouverts de la maternité se sont-ils refermés comme les dents d’un piège ? Pourquoi le pronom « je » a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? À Londres, dans une ville amoureusement parcourue et habitée, de l’élection de Barak Obama à la mort de Michael Jackson, deux couples se débattent avec leur histoire, le travail, la quarantaine, les illusions perdues, et leur statut d’émigrés de la deuxième génération devenus parents à leur tour. Ils ont cru à l’intégration, voilà qu’ils se désintègrent. Là-haut, sur sa colline de la rive Sud, le phare du Crystal Palace les veille. La vie doit-elle, comme lui, accepter de voir ses facettes et ses façades tomber en mille morceaux pour être rebâtie ailleurs, en trois fois plus grand ? Avec brio, avec verve, avec un scalpel trempé dans un élixir de poésie, Diana Evans répond. »

LaFractureALLAN Nina. La Fracture, traduit de l’anglais par Bernard Sigaud, Tristram, 14 août 2019.
Présentation de l’éditeur : « Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s’absenter du domicile familial… et disparaît pendant plus de vingt ans. Longtemps après l’abandon de l’enquête par la police, faute d’indices concrets — Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa sœur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière. Puis un soir, Julie refait surface à l’improviste. Alors qu’on avait soupçonné que l’adolescente ait pu être enlevée et assassinée — un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes —, l’histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ? »

Et vous, vous avez fait vos repérages ?

10 commentaires sur “Rentrée littéraire 2019 : ma sélection

    1. C’est ce que j’aime dans les listes, on les enrichit sans cesse ! Je ne savais pas que Les Altruistes faisaient sensation, mais je l’ai sélectionné pour son sujet, pour qu’il me parle du monde d’aujourd’hui. Plus que 6 jours pour voir les premiers arriver…

      J'aime

  1. On a un titre en commun , sinon je vais te laisser lire les Altruistes et Protocole Gouvernante pour avoir un avis avant de les lire peut-être ! je suis étonnée par le fait qu’on dise qu’il a fait sensation car je lis principalement en anglais et lit beaucoup la presse anglophone et je n’avais jamais entendu parler de lui avant ? s

    Aimé par 1 personne

    1. Je t’envie de pouvoir lire en anglais. Je vais essayer de prendre des cours cette année pour m’y mettre.
      J’aime bien profiter de la rentrée littéraire pour lire des premiers romans. Et la présentation de Protocole Gouvernante est très réussie, très intrigante. Le titre aussi d’ailleurs. Il me tente bien !

      Aimé par 1 personne

      1. le Caribou aussi quand elle me voit acheter tous les livres, mais du coup je les lis avant les autres et je me sens un peu seule – mais pas mal de gens se mettent à l’anglais. Moi, je veux me remettre au russe de mon côté ! oui Protocole gouvernante m’intrigue – les premiers romans, j’en lis beaucoup et parfois c’est super, parfois une grosse déception ..mais comme toi, j’aime cette période où même si on parle des mêmes auteurs, le livre est quand même à l’honneur !

        J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s