Littérature du XXIe siècle·Littérature française

Tout ce dont on rêvait – François Roux

Sitôt avoir terminé Le Bonheur national brut de François Roux, j’ai enchaîné avec Tout ce dont on rêvait. Publié trois ans plus tard, ce roman raconte une tout autre histoire, avec d’autres personnages, mais il s’inscrit dans la même démarche, mêlant histoires individuelles et histoire collective.

Tout-ce-dont-on-revaitAlors que Le Bonheur national brut explorait les années 1981-1983 puis 2009-2012, Tout ce dont on rêvait commence en 1993. L’héroïne s’appelle Justine. Née en 1968, elle a 25 ans et est infirmière. La première partie est celle de sa rencontre avec Alex, puis avec son frère Nicolas. S’ensuit un mariage et deux enfants. Là François Roux nous refait le coup de l’ellipse. Nous retrouvons ensuite Justine et Nicolas quand leur fille Adèle a 17 ans. Nous sommes alors probablement en 2012. L’histoire qui suit semble se dérouler jusqu’à nos jours…

J’ai tellement détesté la première partie, que j’ai bien failli alors arrêter ma lecture. Je n’avais même pas l’impression de lire le même auteur. La première partie n’est faite que de clichés, les personnages sont stéréotypés, tout m’a semblé vulgaire. Par la suite, cela s’arrange un peu. Justine, l’héroïne de ce roman, ressemble beaucoup à Paul, le narrateur du Bonheur national brut. Elle partage notamment avec lui son rapport à la famille, portant sur ses parents le même regard sans concessions. Mais alors que c’était encore assez émouvant dans le roman précédent, j’ai cette fois trouvé ce ton amer et revanchard asses déplaisant. La fin m’a vraiment paru horrible. Entre ces deux extrémités détestables, le roman peine à donner du poids à l’histoire collective. Les héros du roman traversent quelques événements que nous avons également connus, comme l’attentat contre Charlie Hebdo, mais cela constitue à peine un décor pour ce qui n’est finalement qu’une histoire de couple. L’histoire du chômage de Nicolas est sans surprise et s’étire en longueur, au point que ce roman trois fois moins long que le précédent m’a paru interminable. Je crois que je m’étais un peu trop emballée pour Le Bonheur national brut. La déception causée par Tout ce dont on rêvait n’en a été que plus vive.

ROUX François. Tout ce dont on rêvait, Le livre de poche, 2019, 283 p. (Albin Michel, 2017).smiley4Le-bonheur-national-brut

 

Du même auteur : Le Bonheur national brut (2014)

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