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Main rose

Je ne suis pas encore très sûre d’avoir la main verte, mais je suis certaine d’avoir la main rose, car ma belle plante verte et rose se porte très bien. Elle semble même s’être épanouie après son adoption.

Mais je m’apprête à la laisser seule pendant 4 longues semaines. Ce sera notre première séparation. Je vais certainement lui manquer, mais elle risque encore plus de manquer d’eau. Alors j’ai décidé d’opter pour la bonne vieille technique de la bouteille d’eau renversée. Je vais pour cela m’aider d’un cône d’arrosage d’absence.

ConeDArrosage

Je l’ai choisi violet, pour bien s’assortir aux tiges et nervures roses de mon aglaonema adorée. Et je n’ai compris qu’après mon achat, que le code couleur devait correspondre à la taille du pot. D’après la notice, la taille de la bouteille d’eau doit aussi être choisie en fonction de la durée de l’absence. Théoriquement, pour 4 semaines il faudrait une bouteille de 2 litres. Mon aglaonema va pourtant devoir se contenter d’un cône violet plus adapté à une jardinière et d’une bouteille d’1,5 l. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop pour toutes ces approximations.

Aglaonema à la bouteille

Aglaonema à la bouteille 2

 

 

 

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Main verte

Souvenez-vous, le 5 juillet j’étais tout heureuse de vous montrer mon Aster de Chine.

Aster

Le lendemain, voici dans quel état était ma pauvre fleur :

Aster triste

Complètement nulle en plantes, je croyais l’avoir trop arrosée. Alors je l’ai laissée dépérir encore plusieurs jours, avant de me décider à lui donner de l’eau et de l’engrais. Et le miracle espéré s’est produit.

La première fleur a retrouvé bonne mine et d’autres sont apparues. Aujourd’hui, j’en compte 8 et plusieurs boutons.

Aster en pleine forme

JardigelSeulement voilà, aujourd’hui je fais ma valise. Mon aster qui avait besoin d’un arrosage quotidien va rester seule pendant 4 semaines. Alors je lui ai acheté du Jardigel, à savoir de l’eau gélifiée. Il suffit, paraît-il, d’ouvrir le sachet et de poser le gel sur la terre. On peut même diviser le bloc de gel pour le répartir. Théoriquement, cela dispense d’arrosage pendant 30 jours. J’ai donc arrosé ma jardinière une dernière fois et réparti le gel entre l’Aster, le Lemon ball et les campanules.

Jardinière au gel

Rendez-vous dans 4 semaines pour le résultat…

Challenge Polars et thrillers·Polar

Challenge Polars et thrillers

Grâce à Sharon, je suis maintenant engagée dans un challenge qui va m’accompagner toute l’année. C’est très simple, entre le 10 juillet 2019 et le 10 juillet 2020, nous allons lire des polars. Suivant le nombre livres lus, nous validerons l’une ou l’autre des catégories prévues par Sharon :

  • jusqu’à cinq livres lus : Imogène.
  • de cinq à quinze livres lus : Montalbano. 
  • de quinze à vingt-cinq livres lus : Miss Marple. 
  • de vingt-cinq à cinquante livres lus : Erlendur Sveinsson.
  • de cinquante à soixante-quinze livres lus : commissaire Jules Maigret.
  • de soixante-quinze à cent livres lus : Walt Longmire.
  • plus de cent livres lus : Sherlock Holmes.
  • plus de deux cents livres lus : Lucky Sherlock !!!

Officiellement je me suis inscrite au niveau Montalbano, mais en secret je vais essayer de devenir Miss Marple…

Littérature étrangère·Littérature du XXIe siècle

Mon désir le plus ardent – Pete Fromm

Après Dans la forêt de Jean Hegland, je poursuis mon voyage au coeur des espaces naturels américains avec Mon désir le plus ardent, dernier roman en date de Pete Fromm, connu pour des récits de nature writing (Indian Creek, Le nom des étoiles), des recueils de nouvelles (Chinook, Avant la nuit…) et des romans (Comment tout a commencé, Lucy in the sky…).

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Parc national de Grand Teton, Wyoming

MonDesirLePlusArdentMaddy et Dalton se rencontrent lors d’une fête organisée pour l’ouverture de la saison de rafting. Ils son tous les deux passeurs, c’est-à-dire guides de rafting, et ont 22 ans chacun. Ils se plaisent, s’attirent, s’aiment, et rapidement envisagent de passer leur vie ensemble. Ils se marient donc sur les berges de la Buffalo Fork dans le Wyoming, puis déménagent dans l’Oregon pour y créer leur propre entreprise de rafting et y fonder une famille. Mais la grossesse espérée se fait attendre et les premiers symptômes apparaissent. Maddy trébuche, perd l’équilibre, tremble. Le diagnostic tombe : Maddy est atteinte de sclérose en plaques…

Ca y est c’est officiel : je n’ai pas de coeur. Ce roman au sujet si émouvant m’a laissée totalement indifférente.  Je me suis copieusement ennuyée, sans doute parce que Pete Fromm traite son sujet avec application de manière totalement prévisible. Il le fait sans style, avec une surabondance de dialogues. Seule la construction a (vaguement) retenu mon attention. A chaque nouveau chapitre, nous faisons un bond dans le temps. Mais hélas Pete Fromm ne fait pas assez confiance à son lecteur. Au lieu de le laisser imaginer ce qui s’est passé entretemps, il le lui raconte, détruisant ainsi les maigres effets de ses petites ellipses. Je n’ai pas abandonné ma lecture, mais j’ai sauté des paragraphes, puis des pages entières, sans jamais parvenir à me raccrocher à quoi que ce soit d’un tant soit peu intéressant. Un flop !

J’avais pourtant bien envie de lire Indian Creek. Maintenant je me demande si ça vaut le coup…

FROMM Pete. Mon désir le plus ardent, traduit de l’américain par Juliane Nivelt, Gallmeister (Totem), 2019, 283 p. (If Not for This, 2014).
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Littérature étrangère·Littérature du XXe siècle·SFFF

Dans la forêt – Jean Hegland

Une envie de nature, de grands espaces, m’a amenée à me tourner vers les éditions Gallmeister. Je me suis constitué une petite pile à lire de la collection Totem aux jolies couvertures. Je l’entame avec Dans la forêt, roman qui a semble-t-il rencontré un grand succès en France ces deux dernières années. C’est pourtant un roman publié en 1996 aux États-Unis, un premier roman traduit en français 20 ans après.

DansLaForetNell et Eva, deux soeurs de 17 et 18 ans, vivent en Californie dans la maison où elles ont grandi, au coeur de la forêt. Une catastrophe écologico-politique dont on ne sait rien les a petit à petit coupées du monde. Les services et les commerces de la ville voisine ont fermé. Il n’y a plus eu de ravitaillement, plus d’électricité, plus d’essence…. Des maladies nouvelles ont décimé la population. Leur mère était morte du cancer peu avant la catastrophe. Leur père meurt un peu plus tard par accident en coupant du bois. Le jour de Noël, les deux soeurs restées seules s’échangent des cadeaux. Nell a réussi à réparer deux chaussons de danse, pour Eva la danseuse. Eva a retrouvé un cahier tout neuf tombé derrière sa commode. Elle l’offre à Nell qui commence alors à écrire le journal que nous lisons…

« C’est étrange, d’écrire ces premiers mots, comme si je me penchais par-dessus le silence moisi d’un puits, et que je voyais mon visage apparaître à la surface de l’eau – tout petit et se présentant sous un angle si inhabituel que je suis surprise de constater qu’il s’agit de mon reflet. Après tout ce temps, un stylo a quelque chose de raide et d’encombrant dans ma main. Et je dois avouer que ce cahier, avec ces pages blanches pareilles à une immense étendue vierge, m’apparaît presque plus comme une menace que comme un cadeau – car que pourrais-je y relater dont le souvenir ne sera pas douloureux ? »

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Forêt de Redwood

Comment un roman aussi épatant a-t-il pu nous échapper pendant 20 ans ? Remercions Gallmeister pour cette trouvaille. Dans la forêt nous arrive au bon moment. Probablement à cause du réchauffement climatique, de la certitude qui nous gagne petit à petit qu’il s’agit d’une véritable urgence, nous sommes particulièrement réceptifs aux oeuvres post-apocalyptiques. Ce sont les robinsonnades d’aujourd’hui. Alors que les grands voyages en bateau se font plus rares, nous ne nous rêvons plus échoués sur une île déserte, mais seuls rescapés d’une grande catastrophe qui nous amènerait à lutter pour notre survie dans notre environnement habituel.

« Bien sûr ce genre de choses arrive tout le temps. J’ai suffisamment étudié l’histoire pour le comprendre. Les civilisations périclitent, les sociétés s’effondrent et de petites poches de gens demeurent, rescapés et réfugiés, luttant pour trouver à manger, pour se défendre de la famine et des maladies et des maraudeurs tandis que les herbes folles poussent à travers les planchers des palais et que les temples tombent en ruine. Regardez Rome, Babylone, la Crète, l’Égypte, regardez les Incas ou les Indiens d’Amérique. »

IntoTheForestDans le roman de Jean Hegland, les deux soeurs s’en sortent mieux que les autres parce qu’elles ne vivent pas en ville. Protégées des nouvelles maladies par leur isolement, elles vivent en autarcie en élevant des poules, cultivant des légumes, faisant des conserves… Leurs parents ne jetaient rien. Chaque objet qui aurait mérité de passer à la poubelle avant la catastrophe s’est transformé en trésor. Elles essaient d’en tirer partie comme Robinson exploite tout ce que la mer veut bien rejeter sur le rivage. A travers l’histoire des deux soeurs, le roman semble dénoncer le gaspillage qui est le nôtre et militer pour une vie plus frugale et plus proche de la nature. C’est aussi un éloge de la curiosité et de l’imagination. Nell relit indéfiniment les mêmes romans et déguste l’encyclopédie en lisant ses articles dans l’ordre alphabétique. Quant à Eva, elle passe ses journées à danser sur une musique qui n’est plus qu’intérieure.

On plonge tout entier dans ce roman dès les premières pages. La narration nous fait si bien partager les états d’âme de Nell, qu’on s’identifie à elle. Quand une bande de garçons propose aux deux soeurs de partir à pied vers la côte Est où, paraît-il, la vie moderne a repris, qu’aurions nous fait à leur place ? Serions-nous partis au risque de mourir de faim, de froid et d’épuisement en chemin ? Ou serions nous restés dans notre abri, au risque de mourir de solitude et de ne jamais réaliser nos rêves de devenir danseuse ou étudier à Harvard ? Le roman interroge aussi nos modes de vie. Que pourrions-nous faire aujourd’hui pour que la catastrophe n’arrive pas ? A moins que la catastrophe soit une chance, l’occasion de nous réinventer et d’apprendre à habiter le monde autrement…

Un grand roman !

HEGLAND Jean. Dans la forêt, traduit de l’américain par Josette Chicheportiche, Gallmeister (Totem), 2018, 308 p. (Into the Forest, 1996).
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Coup de foudre

Petit-Larousse-des-plantes-dinterieurMon appartement m’a été loué avec un grand pot prêt à accueillir une plante d’intérieur. Alors j’ai potassé plusieurs bouquins empruntés en bibliothèque, dont le très bien fichu Plantes d’intérieur de A à Z chez Marabout. Puis je me suis offert le très beau et très utile Petit Larousse des plantes d’intérieur. Enfin j’ai fait une expédition chez Truffaut. Je n’ai bien sûr trouvé aucune des plantes que j’y cherchais, mais j’ai eu un vrai coup de foudre pour une plante verte aux tiges roses.

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Je n’ose pas imaginer les visites que cette belle plante va générer sur mon blog quand je vous aurais dit son nom. Elle s’appelle Aglaonema Striptease.

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J’ai longtemps erré dans le magasin avant de tomber sur elle. Elle était seule de son espèce, presque cachée au milieu de très grandes plantes vertes. Plusieurs de ses feuilles étaient entièrement ou à demi cassées ou fendues. Mais j’avais eu un coup de foudre ; j’étais donc prête à accepter tous ses défauts. Mieux, ses défauts me la rendaient encore plus attachante. J’ai donc enfilé ma cape de super héroïne et décidé de sauver cette malheureuse qui risquait de ne trouver personne pour l’adopter. Je lui ai acheté des billes d’argile, du terreau et un engrais organique, avant de la ramener chez moi. Elle a perdu encore un morceau de feuille dans le trajet en autobus. Je l’ai rempotée et placée sur le plan de travail de ma cuisine, près de la fenêtre, mais peu exposée au soleil direct, sauf au lever du jour. Le lendemain matin, elle a consenti à prendre la pose pour moi. Alors j’ai immortalisé son premier réveil dans sa nouvelle maison. J’espère qu’elle s’y plaira…

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Jardinière

Ça y est, c’est fait : ma jardinière n’est plus vide !

Un-beau-balcon-pour-tousAprès avoir loué mon nouvel appartement, j’ai eu deux problèmes : une jardinière à ma fenêtre et un grand pot prêt à accueillir une plante d’intérieur. J’ai au début caché le grand pot dans le placard sous mon évier, mais la jardinière restait là, bien visible à ma fenêtre, comme un reproche. J’ai mis Masse critique sur le coup et parcouru encore quelques livres en bibliothèque, avant de m’offrir Un beau balcon pour tous chez Solar et de faire une virée chez Truffaut. J’envisageais du jasmin, de la bruyère, des primevères…

Finalement j’ai acheté un aster de Chine ou Reine Marguerite (Callistephus chinensis),

Aster

un Sedum Lemon ball

Sedum Lemon Ball

et des campanules.

Campanules

La première plante est une annuelle, les deux autres des vivaces. Mon objectif sera donc de leur faire passer l’hiver. Il paraît que le Sedum Lemon Ball donne des petites fleurs jaunes en été, mais je crois que je l’ai planté trop tard. Il fleurira peut-être l’an prochain ?

J’ai maintenant le sentiment d’une mission accomplie. Elle me rapproche de mes voisins. A petite échelle, j’ai contribué à l’effort collectif de végétalisation de notre immeuble. Je n’en suis pas peu fière !

Avant
Avant
Jardiniere
Après